Avec Android 16 QPR2, le Pixel 10 gagne en fluidité et en réactivité. Cette amélioration notable rend l’expérience plus agréable au quotidien. Pourtant, malgré cette avancée, la puce Tensor G5 continue de montrer ses limites, en particulier sur le plan graphique. Google peine toujours à rivaliser avec les références du marché.
Des promesses sur le papier, mais une exécution décevante
Sur le plan technique, le Tensor G5 avait tout pour séduire : gravé selon un procédé moderne de TSMC, il intègre une nouvelle puce graphique développée par Imagination Technologies. Mais dans la réalité, les résultats sont en demi-teinte. Les jeux affichent des fréquences d’image faibles, les transitions de l’interface manquent de fluidité et, pire encore, les pilotes n’étaient initialement pas compatibles avec Android 16. La principale cause : la GPU PowerVR DXT-48-1536, qui souffre d’une optimisation logicielle insuffisante.
Une mise à jour Android qui améliore (un peu) l’expérience
Malgré ces lacunes, l’arrivée d’Android 16 QPR2 change la donne sur certains points. De nombreux utilisateurs rapportent des animations plus fluides, des temps de chargement réduits et une moindre chauffe en usage intensif. Les benchmarks confirment cette impression : la performance OpenCL dans Geekbench progresse d’environ 32 %, et le 3DMark Stress Test sur le Pixel 8a affiche une hausse de 10 %. En revanche, la performance graphique sous Vulkan reste inchangée, ce qui continue de pénaliser les jeux exigeants.
Un nouveau gestionnaire mémoire plus intelligent
Le véritable moteur de cette amélioration générale se trouve dans le nouveau système de gestion mémoire intégré à Android 16 QPR2. Appelé “Generational Concurrent Mark-Compact”, ce Garbage Collector réduit la pression sur la CPU grâce à un meilleur recyclage de la mémoire. Cela se traduit par moins de ralentissements, une autonomie améliorée et une fluidité globale accrue, quel que soit le modèle de Pixel utilisé.
Une expérience plus fluide, mais un GPU toujours en retrait
Le quotidien avec le Pixel 10 s’en trouve clairement plus agréable, porté par un meilleur pilotage de la mémoire et quelques ajustements graphiques. Néanmoins, la PowerVR reste le talon d’Achille de cette génération. Les performances en jeu déçoivent toujours face aux Snapdragon 8 Gen 3 et Apple A17 Pro, et rien n’indique qu’un futur correctif logiciel parviendra à inverser la tendance.
Installer la mise à jour est donc judicieux pour tous les utilisateurs de Pixel 10, tout en gardant à l’esprit que la Tensor G5 ne fait pas de miracles.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
