Depuis plusieurs années, l’idée que nos smartphones puissent écouter nos conversations à notre insu alimente de nombreuses inquiétudes. Pourtant, une étude réalisée en 2019 par la Northeastern University aux États-Unis a démontré que les appareils n’enregistrent pas de données vocales sans une action de l’utilisateur. Les chercheurs n’ont observé aucune transmission d’audio vers des serveurs externes sans autorisation explicite, rapporte New Atlas.
Espionnage, collecte de données : où est la réalité ?
Des risques existent malgré tout. Lorsque les assistants vocaux comme Siri, Google Assistant ou Alexa sont activés, de courts fragments audio peuvent être enregistrés. Ces extraits sont parfois utilisés par les entreprises pour améliorer leurs services, ce qui soulève des préoccupations en matière de protection de la vie privée.
En 2024, l’affaire du projet Active Listening de Cox Media Group a ravivé les débats. Ce projet visait à collecter des données vocales à des fins publicitaires. Suite à de vives critiques, le programme a été abandonné.
L’essentiel des données collectées provient toutefois de nos activités en ligne : historique de navigation, localisation, comportements sur les réseaux sociaux et requêtes dans les moteurs de recherche. Ces informations permettent de créer des profils publicitaires personnalisés, renforçant l’impression d’être constamment écouté.
Comment renforcer la protection de ses données personnelles :
- Désactiver l’accès au microphone pour les applications non essentielles.
- Limiter l’utilisation des assistants vocaux.
- Restreindre l’accès à la géolocalisation.
- Vérifier et ajuster régulièrement les paramètres de confidentialité.
- Effacer l’historique d’activité lié aux comptes Google et Apple.
Les experts rappellent que pour une protection optimale, il est nécessaire de contrôler rigoureusement son utilisation d’Internet et de limiter autant que possible la diffusion de données personnelles.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
