Depuis 2008, des centaines de modèles Android ont vu le jour. Certains sont devenus des références, d’autres sont restés dans l’histoire pour de bien mauvaises raisons. Retour sur ces fiascos technologiques qui ont marqué les esprits.
Samsung Galaxy Note 7 : l’explosion qui a coûté des milliards
En 2016, Samsung s’apprête à frapper un grand coup avec son nouveau Galaxy Note 7. Écran incurvé, design premium, stylet performant… Tout semblait réuni pour un immense succès.
Mais très vite, les incidents se multiplient. Des batteries défectueuses provoquent des explosions et des incendies, au point de déclencher des interdictions de vol et un rappel massif des appareils dans le monde entier.
Les pertes financières se chiffrent en milliards d’euros, et malgré la réactivité de Samsung, la réputation de ce modèle reste gravement entachée. Aujourd’hui encore, le Note 7 est cité comme l’un des plus gros échecs de l’industrie mobile.
HTC First : le Facebook Phone qui a déçu tout le monde
En 2013, HTC s’associe à Facebook pour lancer le HTC First, surnommé à l’époque « Facebook Phone ». L’appareil intègre l’interface Facebook Home dès le démarrage, misant tout sur l’expérience sociale.
Malheureusement, les performances très moyennes, associées à une surcouche Facebook omniprésente et envahissante, refroidissent les utilisateurs. Les ventes sont catastrophiques et le modèle disparaît rapidement du marché.
Le public n’était tout simplement pas prêt à confier son smartphone entièrement à Facebook.
Amazon Fire Phone : l’échec cuisant d’Amazon sur le marché du mobile
En 2014, Amazon décide de se lancer dans les smartphones avec le Fire Phone. Proposé au prix d’un haut de gamme, il fonctionne sous Fire OS, un système basé sur Android mais privé de l’écosystème Google.
Malgré son originalité avec ses effets visuels en 3D et ses capteurs multiples, le Fire Phone souffre d’un catalogue d’applications limité et d’une interface déroutante.
Moins d’un an après son lancement, Amazon abandonne le projet, admettant son échec face à une concurrence féroce et à des consommateurs peu convaincus.
BlackBerry Storm : le tactile mal maîtrisé
En 2008, BlackBerry tente de rivaliser avec l’iPhone en proposant son premier modèle tout tactile : le BlackBerry Storm. Mais la technologie n’est pas au point.
Son écran cliquable SurePress, censé imiter la sensation d’un vrai bouton, perturbe les utilisateurs. Le système d’exploitation manque cruellement d’optimisation pour le tactile, rendant l’expérience frustrante.
Le Storm devient le symbole du déclin de BlackBerry, qui ne parviendra jamais à rattraper son retard face à Apple et Android.
Kyocera Echo : le smartphone à double écran bien trop en avance
En 2011, Kyocera tente une approche révolutionnaire avec l’Echo : un smartphone pliant doté de deux écrans séparés par une charnière centrale. L’idée est ambitieuse, mais beaucoup trop précoce.
À l’époque, Android n’est pas du tout optimisé pour ce type de configuration. L’autonomie s’effondre rapidement, et la bande noire entre les deux écrans gâche l’affichage.
Le Kyocera Echo restera un curieux prototype oublié, bien avant l’avènement des smartphones pliables modernes.
Chaque échec a préparé le terrain pour les succès actuels
Même dans l’univers des nouvelles technologies, l’innovation passe parfois par des erreurs coûteuses. Ces cinq smartphones sont devenus des exemples étudiés par les ingénieurs d’aujourd’hui.
Ils rappellent que chaque fiasco permet d’apprendre et de perfectionner les modèles qui dominent désormais le marché Android.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.





