Le Pixel 11 pourrait gagner en efficacité grâce à une puce Tensor gravée en 2 nm, mais perdre de la mémoire vive sur plusieurs versions. Google miserait sur une meilleure autonomie et une chauffe réduite, au risque de limiter les performances graphiques et certaines fonctions d’intelligence artificielle.
Le nouveau Tensor pourrait enfin réduire la chauffe
Le futur Tensor du Pixel 11 utiliserait le procédé de gravure en 2 nm de TSMC. Cette évolution devrait améliorer l’efficacité énergétique et limiter les problèmes de température rencontrés sur certaines générations précédentes.
Une meilleure maîtrise de la chauffe pourrait éviter les baisses de luminosité de l’écran et les pertes de performances lors des usages prolongés. L’autonomie pourrait aussi progresser sans nécessiter une batterie beaucoup plus grande.
La puce adopterait une architecture asymétrique à sept cœurs, avec des cœurs ARM C1-Ultra et C1-Pro.
Les performances graphiques resteraient en retrait
Le futur Pixel conserverait une puce graphique dérivée de l’architecture PowerVR. Ses performances pourraient rester inférieures à celles des meilleurs smartphones équipés de puces Apple ou Snapdragon.
Google privilégierait une nouvelle fois l’efficacité dans les tâches quotidiennes plutôt que les résultats élevés dans les jeux et les tests de puissance.
Ce choix pourrait convenir aux utilisateurs centrés sur la photo, les applications courantes et les services Google. Il serait moins séduisant pour les joueurs ou les personnes qui utilisent des applications graphiques exigeantes.
Le Pixel 11 pourrait perdre de la mémoire vive
Le principal recul concernerait la RAM. Le Pixel 11 standard pourrait se contenter de 8 Go, tandis que les modèles Pro passeraient de 16 à 12 Go.
Cette réduction serait surprenante alors que Google développe davantage de fonctions d’intelligence artificielle exécutées directement sur le téléphone. Une mémoire plus limitée pourrait obliger le système à fermer plus rapidement certaines applications ou à transférer davantage de traitements vers le cloud.
La différence pourrait surtout devenir visible après plusieurs mois d’utilisation, lorsque davantage de services et d’applications fonctionnent simultanément.
Pixel Glow ne compenserait pas ces concessions
Google testerait également une fonction appelée Pixel Glow, qui prendrait la forme d’une bande lumineuse à l’arrière du smartphone.
Cet élément pourrait servir aux notifications ou à certains effets visuels, mais il ne suffirait pas à justifier une éventuelle hausse de prix.
Le retour d’un véritable capteur principal de 50 mégapixels sur le modèle standard aurait un intérêt bien plus concret pour la qualité des photos.
Le prix pourrait décider du succès du Pixel 11
Le Pixel 11 semble se diriger vers une évolution prudente, avec peu de changements esthétiques et une priorité donnée à l’efficacité énergétique.
Cette stratégie deviendrait difficile à défendre en cas de hausse tarifaire accompagnée d’une baisse de la mémoire vive. Le nouveau procédé en 2 nm pourrait améliorer l’autonomie, mais il ne compenserait pas forcément des performances graphiques limitées et une RAM réduite.
Le succès du Pixel 11 dépendra donc largement de son prix et des différences réelles avec la génération précédente.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.
