Alors que le Pixel 10 est encore en pleine phase de déploiement, les premières fuites autour du Pixel 11 commencent déjà à faire parler. Et cette fois, c’est le processeur qui est au cœur de toutes les spéculations. Google serait-il prêt à tourner le dos à ses puces Tensor maison ? Si la réponse semble être non, un changement majeur se profile malgré tout.
Un Tensor G6 qui change profondément
En 2025, Google a opéré un premier virage en confiant à TSMC la fabrication des puces Tensor des Pixel 10, rompant ainsi avec Samsung, partenaire historique. Ce choix ne relevait pas seulement d’une logique industrielle, mais traduisait aussi une volonté claire : plus de performances, plus de contrôle, et surtout une émancipation des bases techniques des Exynos, qui servaient de fondation aux Tensor depuis leur création.
Mais cette séparation n’était que partielle. Le modem restait encore signé Samsung, via une version modifiée de l’Exynos 5400. Malgré des améliorations notables, il restait inférieur aux modems Snapdragon en termes de connectivité et d’efficacité énergétique.
MediaTek entre dans l’équation
Le futur Tensor G6, nom de code “Malibu”, pourrait marquer une nouvelle rupture. Selon plusieurs fuites crédibles, Google testerait actuellement le modem MediaTek M90 dans des prototypes de Pixel 11. Ces prototypes utilisent des références internes différentes de celles des Pixel 10, ce qui montre que ces tests ne sont pas anecdotiques.
Le modem M90, dévoilé au MWC 2025, affiche des capacités impressionnantes : débits jusqu’à 12 Gbps, double SIM 5G, connectivité satellite intégrée et surtout une consommation réduite de 18 % par rapport aux générations précédentes de MediaTek.
Un gain non négligeable pour les smartphones Pixel, souvent critiqués sur leur autonomie dans des zones à faible couverture ou lors d’une utilisation intensive des données mobiles.
Une architecture revue, inspirée par MediaTek
Mais l’influence de MediaTek ne se limiterait pas au modem. Tout indique que Google s’inspirerait aussi du Dimensity 9500 pour concevoir l’architecture de son Tensor G6.
Selon les premières informations, le processeur adopterait une configuration 1+6+1 : un super cœur Cortex-X930 pour les pics de performance, six cœurs Cortex-A730 pour les tâches soutenues, et un cœur économe dédié aux activités légères. Une approche totalement différente des précédents Tensor, et bien plus tournée vers la performance pure et l’efficacité énergétique.
Un changement attendu, car les Pixel souffraient jusque-là d’un manque de puissance dans certains usages intensifs et d’une consommation parfois excessive.
Un Tensor toujours présent, mais profondément transformé
Alors, Google abandonnera-t-il son processeur Tensor dans les Pixel 11 ? La réponse est claire : non, mais avec une nuance importante. Le Tensor G6 continuera de porter la signature Google, mais il s’éloignera encore davantage de l’héritage Exynos.
Entre une fabrication assurée par TSMC, une connectivité signée MediaTek, et une architecture plus ambitieuse, Google semble vouloir enfin proposer un processeur réellement optimisé pour ses besoins, avec un accent marqué sur l’intelligence artificielle et l’efficience énergétique.
Un repositionnement technologique qui pourrait bien faire des Pixel 11 les smartphones les plus cohérents et performants jamais conçus par Google.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
