Garmin fēnix 9 Pro franchit un cap avec la connectivité inReach par satellite, le LTE et une autonomie pouvant atteindre 57 jours sur certaines versions solaires. La nouvelle montre outdoor gagne aussi un écran AMOLED de 3 000 nits et plusieurs améliorations pour la cartographie. Elle vise clairement ceux qui partent longtemps, loin du réseau mobile.
La fēnix 9 Pro peut rester connectée loin du réseau mobile
La grande nouveauté de la Garmin fēnix 9 Pro concerne sa connectivité. Certaines versions peuvent profiter d’inReach par satellite ou du LTE, ce qui permet de conserver des fonctions de communication même lorsqu’un smartphone n’a plus accès au réseau mobile.
C’est là que la montre change vraiment de dimension.
Pour les randonneurs, trailers, cyclistes longue distance ou voyageurs qui s’éloignent régulièrement des zones couvertes, cette capacité peut devenir bien plus utile qu’une simple amélioration de performances.
Elle a toutefois un coût. Les modèles Pro compatibles inReach nécessitent un supplément matériel et un abonnement dédié, annoncé à partir de 7,99 dollars par mois. Le prix de départ de la fēnix 9 Pro atteint pour sa part 1 099,99 dollars.
Un écran AMOLED de 3 000 nits bien plus lumineux
Garmin améliore aussi fortement la lisibilité. La gamme fēnix 9 peut recevoir un écran OLED capable d’atteindre 3 000 nits, soit environ deux fois la luminosité de la génération précédente.
Sur une montre outdoor, ce n’est pas un détail.
Un affichage plus lumineux facilite la consultation d’un itinéraire, des données sportives ou d’une carte en plein soleil. Garmin a également augmenté la quantité de mémoire vive de 50 %, avec à la clé une navigation cartographique annoncée comme plus fluide.
Lors d’un premier essai en montagne, la rapidité d’affichage des cartes faisait d’ailleurs partie des améliorations remarquées.
Jusqu’à 57 jours pour la fēnix 9 Pro Solar
Les versions 47 et 51 mm de la fēnix 9 Pro peuvent être proposées avec recharge solaire. Dans les meilleures conditions, Garmin annonce jusqu’à 57 jours d’autonomie en mode montre connectée.
Ce chiffre demande néanmoins certaines conditions d’exposition au soleil. Il ne correspond donc pas à plusieurs semaines d’utilisation intensive avec GPS, cartographie, musique et communications activés en permanence.
L’intérêt est ailleurs : disposer de davantage de marge lors d’un trek ou d’une longue sortie sans avoir à penser constamment à la recharge.
Toutes les tailles ne sont d’ailleurs pas logées à la même enseigne. Lors d’un essai de deux heures sur le modèle 43 mm, la batterie est passée de 83 à 66 %, un résultat qui invite à privilégier les grands modèles pour les aventures de plusieurs jours.
Garmin Epic regroupe plusieurs activités dans une même aventure
La fēnix 9 introduit également Garmin Epic, une fonction capable de rassembler plusieurs activités réalisées sur une période plus longue dans un même ensemble.
Un trek de plusieurs jours, une préparation sportive ou un long voyage peuvent ainsi être suivis comme une seule aventure plutôt que comme une succession de sorties indépendantes.
Distance cumulée, performances et autres données deviennent plus faciles à replacer dans leur contexte global.
C’est une fonction assez simple sur le papier. Pour certains sportifs, elle pourrait pourtant devenir l’une des nouveautés les plus pratiques de cette génération.
Une montre très complète, mais aussi très chère
La Garmin fēnix 9 Pro vise avant tout les utilisateurs qui ont réellement besoin de ses fonctions outdoor avancées. Pour du fitness quotidien ou quelques séances de course par semaine, une partie de cet équipement risque de rester inutilisée.
Le tarif le rappelle assez vite. La fēnix 9 démarre à 999,99 dollars, tandis que la fēnix 9 Pro commence à 1 099,99 dollars et peut grimper jusqu’à environ 1 399,99 dollars selon la configuration.
Pour les utilisateurs qui passent plusieurs jours dehors, le trio satellite, LTE et autonomie prolongée change en revanche sérieusement la proposition. La fēnix 9 Pro n’est plus seulement une montre GPS très complète : elle cherche aussi à devenir un véritable outil de communication et de suivi lorsque le téléphone atteint ses limites.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.
