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3 raisons pour lesquelles l’iPhone 18 Pro Max devient plus cher

L’iPhone 18 Pro Max pourrait coûter jusqu’à 300 dollars de plus, avec un prix de départ susceptible d’atteindre 1 399 dollars. Cette hausse ne viendrait pas uniquement de ses nouveaux composants : l’explosion du prix de la mémoire, la concurrence des centres de données dédiés à l’IA et l’impossibilité pour Apple de se tourner rapidement vers un fournisseur moins cher pèseraient lourdement sur la facture.

L’IA fait grimper le prix des puces mémoire

La première cause serait la forte hausse du coût de la mémoire DRAM et NAND. D’après les données citées, leurs prix auraient augmenté de 63 à 75 % sur un an, tandis que certains contrats de DRAM mobile auraient bondi de 90 à 95 % au premier trimestre 2026.

Cette tension serait liée aux besoins croissants des centres de données consacrés à l’intelligence artificielle. Pour les fabricants, la mémoire à haute bande passante destinée aux serveurs serait bien plus rentable que celle utilisée dans les smartphones.

Samsung, SK Hynix et Micron auraient donc intérêt à réserver davantage de capacités aux acteurs de l’IA. Les revenus générés par plaquette seraient estimés entre trois et cinq fois supérieurs, avec des marges brutes proches de 60 %, contre environ 40 % pour la mémoire mobile classique.

Le prix d’un module de DRAM mobile de 12 Go aurait ainsi triplé depuis le premier trimestre 2025, pour atteindre environ 120 dollars au printemps 2026. Pour Apple, maintenir ses marges sans augmenter le prix de l’iPhone deviendrait nettement plus difficile.

Les estimations évoquent une hausse comprise entre 270 et 300 dollars, ce qui pourrait porter le prix de départ de l’iPhone 18 Pro Max à 1 399 dollars.

Apple ne pourrait pas profiter d’un fournisseur moins cher

Apple chercherait à réduire sa dépendance envers Samsung, SK Hynix et Micron en intégrant les fabricants chinois CXMT et YMTC à sa chaîne d’approvisionnement.

Le groupe aurait notamment demandé aux autorités américaines une dérogation pour acheter de la DRAM auprès de CXMT. L’entreprise figure sur une liste noire du Pentagone, ce qui compliquerait fortement tout accord commercial.

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Même en cas d’autorisation, CXMT ne disposerait pas forcément des capacités nécessaires pour répondre à la fois à la demande chinoise et aux volumes exigés par Apple.

L’obstacle principal serait surtout technique. La puce A20 Pro utiliserait un conditionnement de type wafer-level multi-chip module, qui placerait la mémoire à côté du processeur plutôt qu’au-dessus.

Cette architecture nécessiterait plusieurs mois de validation et une coordination étroite entre Apple et ses fournisseurs. Samsung et SK Hynix auraient déjà l’expérience requise, contrairement à CXMT, encore peu intégré aux processus de production d’Apple.

Le fournisseur chinois ne pourrait donc probablement pas faire valider ses puces avant le lancement prévu en septembre 2026. Apple perdrait ainsi l’une des rares solutions capables de contenir le coût de la mémoire sur les modèles Pro.

L’iPhone 18 Pro Max embarquerait des composants plus coûteux

La troisième raison tiendrait aux évolutions matérielles attendues. L’iPhone 18 Pro Max pourrait recevoir une puce A20 Pro gravée en 2 nm par TSMC, une première pour un iPhone.

Cette finesse de gravure devrait améliorer les performances et l’efficacité énergétique, mais elle pourrait aussi entraîner des coûts de production plus élevés durant les premiers mois.

Le capteur principal de 48 mégapixels adopterait une ouverture variable, là encore une première chez Apple. L’objectif pourrait ajuster physiquement son ouverture selon la lumière : plus étroite en plein soleil pour limiter la surexposition, plus large dans l’obscurité pour capter davantage de lumière.

La batterie atteindrait entre 5 100 et 5 200 mAh, soit la plus grande capacité jamais proposée sur un iPhone. L’écran LTPO de 6,9 pouces conserverait un taux de rafraîchissement de 120 Hz et pourrait atteindre environ 3 200 nits.

Face ID serait partiellement déplacé sous la dalle, ce qui permettrait de réduire la taille de la Dynamic Island. Le téléphone pourrait également devenir plus épais et plus lourd, avec environ 9 mm d’épaisseur et un poids proche de 240 grammes.

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Ces éléments reposent encore sur des informations non confirmées. Ils indiquent malgré tout qu’Apple pourrait cumuler des composants plus chers avec une forte hausse du coût de la mémoire.

Une gamme réservée aux modèles premium à l’automne 2026

Le calendrier de lancement pourrait accentuer la hausse. Apple prévoirait de commercialiser l’iPhone 18 Pro, l’iPhone 18 Pro Max et son premier iPhone pliant en septembre 2026.

Les iPhone 18 et iPhone 18e, plus abordables, n’arriveraient qu’au printemps 2027. Pendant plusieurs mois, tous les nouveaux modèles proposés commenceraient donc à environ 999 dollars ou davantage.

Les acheteurs ne disposeraient d’aucune nouveauté moins chère. Apple pourrait ainsi concentrer ses ventes sur une gamme premium, notamment auprès des clients du Pro Max, généralement moins sensibles aux augmentations de prix.

Attendre l’iPhone 18 classique pourrait être plus avantageux

L’iPhone 18 standard, attendu au printemps 2027, laisserait davantage de temps à CXMT pour faire valider sa mémoire. Il pourrait donc éviter une partie de la hausse envisagée pour les versions Pro.

Pour les propriétaires d’un iPhone 14 Pro ou d’un modèle plus ancien, l’iPhone 18 Pro Max pourrait représenter une évolution importante grâce à sa nouvelle puce, sa batterie plus généreuse et son appareil photo à ouverture variable.

L’intérêt serait plus limité pour les utilisateurs d’un iPhone 16 Pro ou d’un iPhone 17 Pro. À 1 399 dollars, le gain pourrait sembler trop faible au regard du prix demandé.

La hausse ne serait donc pas seulement liée aux nouveautés de l’appareil. Elle résulterait surtout de trois facteurs : la flambée du prix de la mémoire, la priorité donnée aux serveurs d’IA et l’impossibilité d’utiliser rapidement un fournisseur moins coûteux.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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